Le gouvernement de Saint-Christophe-et-Névis s’apprête à élargir l’éligibilité à la citoyenneté pour les membres de sa diaspora, avec une proposition de loi qui créerait une nouvelle voie pour certains descendants de deuxième et troisième génération nés à l’étranger.
Le Cabinet a approuvé le projet de loi sur la citoyenneté (amendement), 2026, qui doit être présenté à l’Assemblée nationale le vendredi 18 septembre. Le texte permettrait aux adultes nés à l’étranger à compter du 19 septembre 1983 ou après, dont le père ou le grand-parent est devenu citoyen de Saint-Christophe-et-Névis au moment de l’indépendance, de solliciter leur inscription en tant que citoyens.
Le gouvernement affirme que l’amendement proposé vise à combler une lacune de quarante-trois ans dans les lois sur la citoyenneté qui affecte les descendants des Kittitiens et des Néviens vivant à l’étranger.
Selon la Constitution, une personne née à l’étranger peut acquérir la citoyenneté par descente si un parent est né à Saint-Christophe-et-Névis. Toutefois, cette disposition a laissé certaines générations ultérieures nées à l’étranger sans voie pour obtenir la citoyenneté en raison de leur lien familial avec la fédération.
Les personnes nées avant l’indépendance se trouvent généralement dans une situation différente et peuvent déjà être citoyennes au titre des dispositions constitutionnelles.
Le gouvernement précise que les membres de la diaspora ont soulevé cette question pendant des décennies par le biais de correspondances, de missions à l’étranger et d’associations de la diaspora et de familles. Le sujet a également été évoqué dans une pétition présentée à l’Assemblée nationale en 2025.
Le Premier ministre par intérim, le docteur Geoffrey Hanley, a déclaré que le texte de loi proposé établit un processus de demande défini plutôt que d’octroyer la citoyenneté de manière générale sur la base de l’ascendance.
« Ce projet de loi répond à une lacune qui perdure depuis 1983 et que notre diaspora a réclamée depuis longtemps, et cette Administration a écouté », a déclaré M. Hanley.
Selon la proposition, les adultes éligibles devraient fournir une documentation établissant le lien familial pertinent et subir une vérification de sécurité.
L’exemple utilisé par le gouvernement pour illustrer le changement concerne une personne née à Bermuda dont la mère est née là aussi, mais dont le grand-père est né à Saint-Christophe-et-Névis. Dans l’arrangement constitutionnel actuel, cette personne n’hériterait pas de la citoyenneté par la voie maternelle parce que celle-ci n’est pas née dans la fédération. La voie par le biais du grand-parent permettrait à la personne de déposer une demande en utilisant des documents attestant de la naissance du grand-père à Saint-Christophe-et-Névis.
L’amendement prévoirait également une voie pour certains adultes qui auraient pu être inscrits comme enfants de citoyens lorsqu’ils étaient mineurs, mais dont les demandes n’ont jamais été déposées avant leurs 18 ans.
Le projet de loi sur l’amendement de la citoyenneté est appelé à recevoir sa première lecture lorsque l’Assemblée nationale se réunira à 10 heures, vendredi.
Si la législation est adoptée, des règlements établiront ensuite le formulaire de demande, les documents requis et les frais. La loi entrerait en vigueur à une date fixée par le ministre responsable.
Le gouvernement a conseillé aux membres potentiellement éligibles de la diaspora de commencer à rassembler et à certifier les documents familiaux, mais de ne pas déposer les demandes avant que les autorités n’aient officiellement annoncé l’ouverture du processus.