Juan Pablo Uribe, président du comité.
La Commission permanente des anniversaires patriotiques a annoncé qu’elle engagerait des poursuites judiciaires contre les responsables de la modification des paroles de l’hymne national dominicain. La décision survient après la diffusion, par un collectif LGBT, d’une version qu’ils ont nommée « l’Hymne national lesbien dominicain », qui a remplacé les couplets originaux écrits par Emilio Prud’Homme.
Hier, le président de la commission, Juan Pablo Uribe, a rejeté les excuses publiques présentées par Yoseli Castillo Fuertes, qui prétendait être l’auteure du texte modifié. Uribe a décrit cet acte comme « une insulte vulgaire, répugnante et illégale », constituant une infraction pénale selon la loi 210-19 régissant l’utilisation des symboles nationaux.
Dans un communiqué officiel, Uribe a déclaré que l’institution « ne croit ni aux excuses ni aux remords des personnes impliquées dans cet outrage flagrant ».
Il a insisté sur le fait que les symboles nationaux doivent être respectés, honorés et défendus dans le cadre idéologique, moral, spirituel, civique, historique et identitaire de la République dominicaine.
« Aucune stratégie culturelle, mondiale ou anti-nationale ne prévaudra jamais contre notre devise sacrée : Dieu, Patrie et Liberté ! » a-t-il déclaré.
Uribe a souligné que la gravité de l’infraction nécessite une condamnation à la fois sociale et morale. Il a également cité l’article 39 de la loi 210-19, qui prévoit des peines d’un à trois mois de prison et des amendes allant de cinq à vingt fois le salaire minimum du secteur public pour de telles violations.
« Utiliser la musique de l’hymne national pour véhiculer des paroles déformées et déroutantes, contraires à l’esprit épique de l’identité dominicaine, est une témérité execrable que la loi sanctionne », a-t-il ajouté.
Castillo Fuertes, qui affirme résider à l’étranger, a publié sur les réseaux sociaux une déclaration présentant des excuses et affirmant qu’elle ignorait la loi régissant les symboles nationaux. Elle soutenait que son texte était destiné à être un « poème » mettant en lumière les expériences de la communauté LGBTIQ+ dans le cadre de l’identité dominicaine.