Les États-Unis condamnent les attaques meurtrières des gangs en Haïti et réclament le déploiement rapide d’une force de répression

Les États-Unis ont condamné les attaques meurtrières perpétrées par des gangs dans la communauté de Kenscoff, Haïti, et ont appelé à un déploiement rapide de la Force de suppression des gangs (GSF), autorisée par les Nations Unies, afin d’aider à faire face à la crise sécuritaire qui s’aggrave dans le pays.

Lors de son intervention au Conseil de sécurité de l’ONU, l’Ambassadrice américaine adjointe pour les affaires politiques spéciales, Jennifer Locetta, a décrit les attaques comme « sauvages » et a présenté ses condoléances aux victimes et à leurs familles.

Locetta a déclaré que la violence constituait un nouveau rappel de la gravité de la crise qui frappe Haïti, où des gangs armés ont tué des civils, terrorisé des communautés et détruit des maisons et des familles.

Elle a également accusé des coalitions de gangs d’essayer d’empêcher les Haïtiens d’exercer leur droit d’élire un gouvernement représentatif.

« Les terroristes ne peuvent pas prendre la démocratie en otage pour servir leurs fins égoïstes et violentes », a déclaré Locetta, ajoutant que les civils doivent être protégés et que les responsables de la violence doivent être tenus pour responsables.

La diplomate américaine a indiqué que Washington restait déterminé à soutenir les efforts menés par Haïti pour lutter contre la violence des gangs, rétablir l’autorité de l’État et instaurer les conditions qui permettraient aux Haïtiens de choisir leurs dirigeants.

Locetta a déclaré que la dernière vague de violences mettait en évidence l’importance du mandat confié à la GSF et a soutenu que la mission doit prendre des mesures décisives à l’égard des groupes armés.

Elle a exhorté les États membres de l’ONU à aider les pays contributeurs de troupes et de police à déployer du personnel aussi rapidement que possible et a appelé à un soutien financier supplémentaire via le Fonds fiduciaire des Nations Unies pour la mission.

« La GSF a besoin d’équipements, de ressources et de la volonté politique pour mener à bien et achever ce travail », a-t-elle déclaré.

Washington appelle également le Conseil de sécurité à renouveler le mandat de la force le mois prochain. Locetta a dit que les États‑Unis travailleraient avec le Panama, son co‑porteur du dossier Haïti, sur ce renouvellement.

Cependant, elle a reconnu que des opérations de sécurité à elles seules ne suffiraient pas à instaurer une stabilité durable en Haïti.

Locetta a appelé à un plus grand investissement international dans les infrastructures et la création d’emplois, arguant que les perspectives économiques et une gouvernance responsable sont nécessaires pour offrir aux jeunes Haïtiens des alternatives à l’activité des gangs.

« Les États‑Unis se tiennent aux côtés d’Haïti et continueront de travailler avec les Haïtiens et leurs partenaires internationaux pour mettre fin à cette crise et rétablir la stabilité du pays », a-t-elle déclaré.

Haïti continue de lutter contre une violence de gangs généralisée qui a déplacé un grand nombre d’habitants et sapé l’autorité de l’État dans plusieurs communautés, alors que les efforts internationaux se poursuivent pour renforcer les forces de sécurité du pays.

Luis Méndez

Luis Méndez

Je m’appelle Luis Méndez, journaliste originaire de Saint-Domingue et passionné par les récits de nos territoires. Depuis plus de dix ans, je parcours les Caraïbes pour raconter les histoires qui nous rassemblent, entre mémoire, culture et actualité. À Radio Télévision Caraïbes, je m’engage chaque jour à donner la parole à celles et ceux qui font battre le cœur de nos îles.