Port-au-Prince, (EFE).- Des femmes enceintes en Haïti donnent naissance dans des camps insalubres, dépourvus de soins médicaux, et luttent souvent pour se nourrir elles-mêmes ainsi que leur nouveau-né. Bon nombre de grossesses résultent de viols commis par des gangs, alors que des groupes armés contrôlent désormais la majeure partie de Port-au-Prince. Un rapport des Nations Unies a recensé au moins 628 cas de violence sexuelle entre avril et juin, englobant l’esclavage sexuel, le trafic et l’exploitation d’enfants.
Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) avertit que le système de santé haïtien est au bord de l’effondrement après des années de conflit, de pillage et de défaillance financière. Avec 1,3 million de personnes déplacées et plus de 5,7 millions souffrant d’une faim aiguë, les femmes enceintes et les nouvelles mères demeurent parmi les plus vulnérables, confrontées à la malnutrition et à des conditions qui mettent leur vie en danger sans une aide adéquate.