Le slogan « Yankees Out », historiquement utilisé lors des protestations contre l’influence américaine en Amérique latine, a été entendu de nouveau ce samedi à l’intersection des avenues Máximo Gómez et Simón Bolívar.
Des dizaines de manifestants, portant des banderoles sur lesquelles figuraient « Yankees laissez le Venezuela en paix » et « Le Venezuela n’est pas une menace, c’est l’espoir », agitaient les drapeaux de la République dominicaine et du Venezuela tout en scandant : « Yankees, dehors des Caraïbes ».
La manifestation se tient dans un contexte de tensions accrues entre les États‑Unis et le Venezuela, après le déploiement de navires transportant 4 000 soldats près des côtes vénézuéliennes dans le cadre de la stratégie de l’ancien président Donald Trump visant à lutter contre les cartels de drogue en Amérique latine.
Le dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro a répliqué en accusant Washington de viser uniquement les ressources naturelles du pays.
Il y a quelques semaines, le géopoliticien Daniel Pou expliquait à ce média que ce mouvement faisait partie d’une stratégie de pression psychologique contre le Venezuela. Cependant, il a écarté la possibilité d’une incursion militaire.
Sur le plan économique, l’économiste Winston Marte a noté que les relations entre le Venezuela et la République dominicaine s’étaient déjà affaiblies après l’effondrement de l’accord Petrocaribe. Il a également averti que l’impact le plus significatif pour le pays pourrait provenir de l’augmentation du flux de migrants vénézuéliens, motivé par le déclin économique de la nation sud-américaine.
Cela pourrait se traduire par une pression accrue sur les services sociaux tels que la santé, l’éducation et l’aide publique, en raison d’une demande accrue.