L’Agence de Santé Dominicaine nous rappelle que l’hépatite est une inflammation du foie qui peut résulter de diverses causes, menant à des maladies graves du foie ainsi qu’au cancer hépatique. Elle insiste sur le fait que cette infection représente une menace sérieuse pour la santé publique, en raison de ses conséquences potentiellement dévastatrices si elle n’est pas détectée et traitée à temps.
Parmi les différents types de virus responsables de cette affection, les plus courants sont hépatite A, B, C, D et E. Chacun de ces virus possède ses propres caractéristiques, modes de transmission et profils de risque, ce qui rend crucial le fait d’adopter des mesures préventives efficaces pour limiter leur propagation.
Pour prévenir l’apparition de ces infections, le ministère de la Santé recommande la vaccination comme étant la méthode principale de prévention, notamment contre l’hépatite A et B. Il est également essentiel d’adopter des gestes d’hygiène fondamentaux, tels que se laver régulièrement les mains, consommer de l’eau et des aliments sûrs, et éviter tout contact avec le sang ou les fluides corporels de personnes infectées. Il est également conseillé de se méfier des objets tranchants pouvant être contaminés.
En République Dominicaine, la situation concernant l’hépatite B et C demeure préoccupante, bien que les données précises varient. Le gouvernement, à travers le ministère de la Santé Publique (MSP) et le Service National de Santé (SNS), a mis en place plusieurs stratégies pour lutter contre ces maladies, avec un accent particulier sur la protection des femmes enceintes et des nouveau-nés. Ces initiatives ont pour objectif de réduire l’incidence de l’hépatite et d’endiguer sa transmission, notamment en évitant la contamination lors de la grossesse ou à la naissance.
Parmi ces actions, on trouve la vaccination gratuite, ainsi que la mise à disposition de traitements pour ceux qui en ont besoin. Des immunoglobulines anti-B sont aussi distribuées aux nouveaux-nés de mères porteuses du virus, afin de prévenir l’infection à la naissance. Par ailleurs, des protocoles ont été établis pour assurer la détection et le traitement précoces de la maladie, dans le but d’atteindre l’objectif d’élimination d’ici 2030.
Surveillance des maladies vectorielles et autres affections
Dengue
Deux nouveaux cas de dengue ont été confirmés récemment, ce qui porte le total à 147 cas. La taux d’incidence atteint 2,54, montrant une diminution spectaculaire de 85 % par rapport à l’année précédente. La lutte contre cette maladie transmise par le moustique continue d’être une priorité, avec des campagnes de sensibilisation et de contrôle visant à réduire la prolifération des moustiques.
Concernant la malaria, huit nouveaux cas ont été recensés cette semaine, portant le total annuel à 629. Le taux d’incidence de cette maladie est de 10,87, ce qui représente une baisse de 8 % par rapport à l’an dernier. La lutte contre la malaria demeure active, avec des mesures de prévention et de traitement renforcées dans les zones à risque.
Il n’y a eu aucun cas de leptospirose cette semaine ; à ce jour, le total s’élève à 23, avec un taux d’incidence cumulée de 0,40, soit une réduction de 17 %. La situation de la choléra reste stable, puisqu’aucun cas n’a été enregistré cette année, une bonne nouvelle dans la lutte contre cette maladie potentiellement grave.
Décès maternels et infantiles
Les rapports des décès maternels pour la 28e semaine épidémiologique indiquent trois décès, dont un survenu chez une femme dominicaine et deux chez des ressortissants haïtiens. Au total, 89 décès maternels ont été confirmés cette année, ce qui représente une baisse de 11 % par rapport à la même période de l’année précédente, où 100 morts avaient été enregistrés.
Du côté des décès infantiles, trente-sept cas ont été recensés cette semaine, contre 43 lors de la même semaine l’année dernière. Le nombre total d’enfants décédés cette année s’élève à 943, en baisse par rapport aux 1 192 recensés l’année précédente. Cette tendance à la diminution continue montre les efforts soutenus pour améliorer la santé infantile et réduire la mortalité chez cette population vulnérable.