La Chambre des Députés approuve en première lecture la réforme du Code du Travail proposée par l’exécutif
Santo Domingo.- La Chambre des Députés a donné son aval initial à la réforme du Code du Travail proposée par le gouvernement. Cette approbation a été réalisée en première lecture, considérant cette modification comme une affaire urgente. La réforme, qui vise à modifier la Loi 16-92 datée du 29 mai 1992, a été mise aux voix dans le but d’accélérer le processus législatif, avant de la mettre en suspens pour une discussion plus approfondie, à l’image de ce qui a été fait concernant le projet de code pénal.
Ce geste intervient peu après que le Sénat ait également adopté la proposition de réforme lors de sa seconde lecture, avec des modifications. L’objectif principal de cette réforme est d’améliorer les conditions de travail dans le pays. Cependant, il est important de noter que le problème du chômage n’a pas été abordé dans ce processus législatif.
Une opposition forte de la part des secteurs privés
Malgré ces avancées au niveau législatif, la réaction de nombreux acteurs du secteur privé ne s’est pas faite attendre. Plus d’une centaine d’organisations d’entreprises, dont le Conseil National des Entreprises Privées (Conep) et la Confédération des Employeurs de la République Dominicaine (Copardom), ont exprimé leur ferme opposition au projet de réforme. Dans une déclaration officielle, ces acteurs ont critiqué la démarche du gouvernement, estimant que cette réforme ignore les progrès antérieurement réalisés dans le cadre des dialogues tripartites. Selon eux, elle introduit des problématiques non abordées et omet certains éléments essentiels à la création d’emplois formels.
Une réforme qui passe à côté d’une opportunité de changement social
Les représentants du secteur privé ont souligné que toute modification du Code du Travail devrait résulter d’un processus large, participatif et basé sur des études techniques approfondies. Ces études auraient permis d’évaluer précisément l’impact social et économique de la réforme. Ils ont averti que la version actuelle de la réforme représente une occasion manquée pour parvenir à une solution réellement transformative et inclusive, capable de répondre aux besoins tant des travailleurs que des employeurs.
En résumé, si le processus législatif avance rapidement, il soulève de nombreuses interrogations quant à la représentativité et à la prise en compte des intérêts de toutes les parties concernées. La contestation issue des acteurs économiques insiste sur la nécessité de privilégier un débat plus large, afin d’assurer un changement qui profite à l’ensemble de la société dominicaine sans compromettre la stabilité sociale ou économique.