Antigua-et-Barbuda a proposé de limiter un éventuel dispositif de transfert avec les États-Unis aux ressortissants de certains pays des Caraïbes, du Brésil et de la Colombie, selon un projet de procédures opérationnelles publié samedi.
Selon le projet, les États-Unis pourraient proposer des ressortissants des pays de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), à l’exception d’Haïti, ainsi que des ressortissants du Brésil et de la Colombie.
Les ressortissants d’autres pays ne pourraient être proposés qu’avec l’accord écrit préalable du gouvernement d’Antigua-et-Barbuda.
Le Premier ministre Gaston Browne a déclaré à une radio locale que son administration avait revisé les termes soumis par Washington et attendait une réponse des États-Unis.
Il a insisté sur le fait que ces restrictions en matière de nationalité faisaient partie de la contre-proposition d’Antigua-et-Barbuda et n’avaient pas été acceptées par Washington.
Le projet exclurait les citoyens et ressortissants d’Antigua-et-Barbuda, les personnes de moins de 18 ans et celles présentant un casier judiciaire connu, à l’exception des infractions à la loi sur l’immigration américaine.
Répondre aux exigences de nationalité proposées ne garantirait pas automatiquement l’éligibilité au transfert.
Chaque personne devrait détenir un passeport valable et démontrer un moyen réaliste et légal de retourner dans son pays de nationalité ou de se rendre vers une autre destination.
Antigua-et-Barbuda conserverait également le droit d’approuver ou de refuser chaque individu par écrit avant que tout transfert n’ait lieu.
Les procédures proposées limiteraient les transferts à sept personnes sur une période de trois mois, tout en précisant que le gouvernement ne serait pas tenu d’accepter un nombre minimum.
Browne n’a pas expliqué pourquoi le Brésil et la Colombie avaient été incluses dans la proposition ou pourquoi les ressortissants haïtiens avaient été exclus.
Aucun transfert n’a été annoncé dans le cadre de la proposition révisée.